Synopsis

En 1973 à Val Junction, quartier nord de Haïfa, Michaël et Danny sont à la tête du groupe rock Géneétic Code. Ils veulent conquérir le monde. En attendant, ils se contentent de Vulcan Junction, le bar du quartier, tenu par Jimmy Smith, américain de 40 ans, installé ici après des années passées dans les milieux de la drogue, du rock-and-roll et du sexe. Après une audition passée auprès d’un important producteur de Tel Aviv, seul Michael, le chanteur et guitariste du groupe, reçoit une proposition. Il doit donner sa décision dans les plus brefs délais. Dalia, jeune femme brillante et séduisante, rêve de s’installer à Tel Aviv. Elle entretient une relation amoureuse mais est aussi éprise d’Elbaz, joueur de foot d’Haïfa qui vient d’accepter d’intégrer l’équipe de l’Ajax d’Amsterdam.

 

Élevé aux États-Unis et au Brésil, Eran Riklis est retourné à l’âge de 16 ans en Israël, où il a poursuivi des études de cinéma à l’université de Tel-Aviv. Eran Riklis a toujours rêvé d’un monde sans frontières. Et c’est bien de cela dont il s’agit dans la majorité de ses films. Dans un paysage aussi troublé que le Proche-Orient, l’homme trace ses propres limites. Que l’on prenne l’un de ses premiers documentaires, Borders (1998), ou les deux longs-métrages qui l’ont rendu célèbre, La Fiancée syrienne (2004) et Les Citronniers (2008), la thématique est toujours la même.  Il est l’un des premiers réalisateurs, avec Haïm Bouzaglo (Le Temps des cerises) à évoquer la guerre du Liban de 1982 dans un film très remarqué, Cup Final (1991), où déjà se profile son terrain de prédilection : l’absurdité du monde et ses conséquences. Un soldat israélien, interprété magnifiquement par Moshe Ivgy, est pris en otage par l’OLP. Comme ses geôliers, il est passionné par le football. Des liens vont alors se tisser autour de la Coupe du monde qu’ils vont regarder ensemble. En 2010, Le Voyage du directeur des ressources humaines, adapté du roman de A.B. Yehoshua, qui raconte le périple d’un petit groupe d’Israéliens jusqu’au fin fond de la Russie, était un sujet idéal pour ce citoyen du monde. Puis Playoff (2012), suit le destin d’un entraîneur de basket israélien d’origine allemande, Max Stoller. Ce dernier accepte de prendre en charge l’équipe nationale d’Allemagne mais il a aussi un autre objectif : repartir sur les traces de son enfance brisée par la guerre. Revenant à ses premières amours et aux personnages borderline, il signe une très belle œuvre avec Mon fils (2015) où le jeune Lyad qui a grandi dans une ville arabe, intègre un prestigieux internat juif à Jérusalem. Il n’a qu’un véritable ami, Yonatan, un garçon atteint d’une maladie héréditaire. Il devient vite le deuxième fils de la famille.

Aujourd’hui, les films d’Eran Riklis sont projetés dans le monde entier et l’homme qui aime tant dans son œuvre délimiter les frontières, a atteint une dimension internationale.

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